Epée Normandie Excellence "Ensemble allons plus loin"
 
 
 
 
 
 

Victor Cauderlier : "Mon jeu a évolué"

Les vacances ont sonné pour le caennais Victor Cauderlier, élève en seconde. L'épeiste M17 en profite pour dresser le bilan de sa saison.
 
Victor, une nouvelle saison de terminée ! 
Oui. J’aurais aimé faire mieux, surtout au championnat de France (il s'incline en 32e de finale, NLDR). Sur les deux premiers circuits de la saison, je passe un tour de plus que l'an dernier donc ça va. Ensuite, j’ai loupé mes poules du dimanche à Aix-en-Provence. J’ai eu du mal à terminer mes matchs, avec des défaites à 5-4. 
 
Quel était ton objectif cette saison ?
J’avais pour faire objectif de faire mieux que l’année dernière. Être encore qualifié au championnat de France en Nationale 2 aurait dû me permettre d’aller plus haut dans le classement. 
Malgré tout, cette saison m’a beaucoup servi, mon jeu a évolué. Je n’arrive encore pas être au top au niveau où il faut, techniquement et tactiquement. J’arrive à voir des choses, mais je n’arrive pas à les mettre en place rapidement dans le match.  

Comment se passe ta double vie sportif-lycéen ?
Ça s’est bien passé cette année, car la seconde est assez cool au niveau scolaire, je trouve. L’an prochain, en Première S, il faudra sûrement que je bosse plus le soir, mais pour l’instant cela se passe très bien. Je ne sais pas encore trop ce que je veux faire ensuite. Il y a plein de choses qui m’intéressent mais j’ai pas de choix fixe. Je ne veux pas me fermer de portes. 

Comment se passe la vie au sein de l'ENE ? 
C’est super, c’est beaucoup plus pratique pour tout le monde au niveau des déplacements, notamment pour nos parents qui nous emmènent à tour de rôle. Au niveau de l’ambiance c’est bien plus sympa, car on est plus nombreux. Lors des compétitions nationales, entre autre, quand on est nombreux à venir c’est vraiment sympa. Aller soutenir les autres et inversement. On est complètement immergé durant un week-end dans l’escrime. 

As-tu déjà des ambitions pour l'année prochaine ?
L’année prochaine j’aimerai être en Nationale 1 à la fin de l’année et ensuite faire le meilleur résultat possible au championnat de France. J’aimerai aussi pouvoir participer à la coupe du Monde de Grenoble. Je l'ai loupé de peu cette année...

 

Corentin Lemarié : "On étoffe notre palette"

Il s'apprête à vivre un week-end qui s'annonce déjà riche en émotions. Le caennais Corentin Lemarié nous parle de ses envies et son état d'esprit avant ces deux jours cruciaux.
 
Corentin, comment te sens-tu à quelques jours de ce week-end crucial ? 
Je suis bien, déterminé. J'ai hâte d’y être, mais en même temps je ne suis pas trop préoccupé. L’envie de faire la compétition monte de jour en jour. Je vais prendre la compétition jour par jour. J’ai déjà quelque chose à faire le samedi en individuel avant de penser au dimanche, qui reste malgré tout l’objectif numéro 1. 
En individuel, en Nationale 2, j’ai une médaille à aller chercher. On va tout faire pour réussir : mettre en place les moyens pour la médaille le samedi, et le maintien le dimanche. Si on n'y arrive pas, on tirera les conclusions après coup. 

Quel bilan fais-tu de ta saison en individuel ?
Je suis déçu et fier. Fier d’être n°1 en N2, de prouver que je pouvais avoir ma place en N1. Mais il y a de la déception forcément car quand on est sportif on vise toujours le plus haut et le plus haut c’est la N1. Maintenant, il faut prendre le positif pour réussir la N2 et s’assurer la place en N1 l'année prochaine.
Il m’a manqué une grosse performance cette année. J’ai été régulier, c’est le point fort, mais je n’ai pas pu réussir au delà de mes espérances en résultats. Il manque une performance pour être en N1.

Comment appréhendez-vous l'échéance par équipe ? 
Le groupe est bien, il vit bien. Il n’est pas préoccupé par l’enjeu. On monte tous un peu en pression, mais c'est de la bonne pression. On est préparé et je pense qu’il y a un truc à faire. L’apport de notre sophrologue Anne-Cécile Guillon n’est que du positif, du travail en plus et le travail est intéressant. Après, que ce soit la sophrologie, de la préparation physique ou le travail apporté par nos maîtres d’armes Jacques Desprès, Benoît Fretard et Yves Potard, cela prend du temps. On étoffe notre palette de compétences pour être prêt le jour J. C’est forcément un apport. 

En cette fin de saison, tu as déjà atteint un de tes objectifs !
Oui, j’ai validé ma licence d’histoire, sans rattrapage sur les six semestres. Elle est obtenue donc c’est cool. Maintenant, je postule en Master histoire à Caen. Je souhaite rester encore deux ans ici. Dans le futur, je veux rejoindre un cursus sur les relations internationales. Le master doit me permettre de consolider mon dossier. 

Avec le recul que tu as, quel conseil donnerais-tu aux jeunes de l'ENE pour réussir à allier sport & étude ?
Il faut se lancer ! Pour beaucoup, le sport est un frein aux études. Or, on est plus performant avec l’expérience acquise. On est plus autonome, on arrive mieux à gérer. A l'ENE, on forme des athlètes, mais aussi des personnes à travers le double cursus sportif et scolaire. C'est forcément un plus pour ta vie professionnelle après.
 
 

Nathan Lhemery : "C'est une grande famille"

Il vient de conclure sa première saison sous les couleurs de l'ENE. Le falaisien, Nathan Lhemery fait le bilan avant de passer chez les M20.
 
Comment s'est passée ta première saison à l'ENE ?
Elle s'est bien passée en termes d'ambiance et d'intégration, mais je l'ai un peu foiré en terme de résultats. Pourtant cela avait bien commencé au premier circuit M20, mais après au premier circuit M17 j'étais blessé, au deuxième je me foire. J'ai fais pas mal de défaite à 5-4 ou 15-14 au cours de la saison...
 
Comment as-tu été intégré par le groupe ?
Je connaissais un peu le groupe déjà par les compétitions. J'étais le seul de Falaise à faire des compétitions donc je me déplaçais avec eux. L'ENE, c'est une grande famille. L'ambance est bonne, avec un niveau plus élévé que dans mon ancien club. 
 
Justement, quels liens gardes-tu avec Falaise ?
Cela m'arrive d'y aller, de passer dire bonjour et faire un entrainement. J'aime revenir voir maître Quivrin, c'est lui qui m'a fait progresser. J'ai débuté avec Carl Venendy puis avec Stéphanie Hermay et Maître Quivrin. Maître Quivrin, c'est un peu mon grand père de l'esrime, il m'a motivé à faire de la compétition, m'a consacré pas mal de temps. Il m'a beaucoup appris. Aujourd'hui, on continue à s'envoyer des messages, on échange souvent sur mes résultats et ce que je fais dans l'année. Il est un peu triste de m'avoir vu partir, mais il sait que c'est pour mon bien. Demain (2 juin, NDLR) c'est la fête du club et je suis invité, ça me fait plaisir.  

Maintenant place à l'année prochaine ?
J'ai progressé mentalement cette saison, j'ai compris plus de choses. Je passe en M20 l'année prochaine, je prépare déjà cela. Je vais essayer de bien travailler mon physique pendant les vacances pour bien entamer la rentrée 2018.
 
Et l'école ?
Je vais passer en première pro Technicien d'Etude du batiment. Il me reste une semaine de cours puis 4 semaines de stages avant les vacances. Je fais mon stage dans un bureau d'architecte à Falaise.
 

 

Sébastien Motte : "Je veux cartonner en M20"

Il disputera ce week-end son dernier championnat de France M20. Plein d'envies, il espère ramener une médaille. 
 
Sébastien, comment te sens-tu à la veille du championnat de France ? 
Je suis assez fatigué à cause du boulot mais je suis quand même un peu pressé d'y être car quand je vois ce qu’on a fait par équipe (à Lisieux le 29 avril, NDLR), j’ai envie de voir ce que l’on va faire. C’est vraiment l’équipe à laquelle je pense le plus. 
En individuel, je suis le dernier qualifié pour la Nationale 1 donc je n’ai aucune illusion. J’y vais pour me faire plaisir car je sais que cela va être difficile. Je n’ai aucun objectif. 

Comment se passe ta saison ?
C'est une bonne saison, je fais un tableau 32 et deux tableau 64… c’est correct. Je suis content de ma saison mais sans être ravi. Mes bons résultats en U23 et en senior, c’est du plus. On l'oublie un peu mais je suis encore M20, donc je veux cartonner en M20. Le senior, j’y vais pour le plaisir et pour l’ambiance. Même si passer le dimanche à Strasbourg m'a fait super plaisir, on peut le dire ! 

On oublie que tu es junior ?
Oui, beaucoup de parents et de tireurs l’oublient quand je leur rappelle que je tire ce week-end notamment. Ça veut sans doute dire que je fais plus mature donc ça fait plaisir ! Mais pour l’instant, je suis junior et je veux briller en junior. L’année prochaine je passerai senior et là ça sera une autre paire de manche. 

Quels sont tes objectifs sur cette fin de saison ? 
J’ai encore 3 objectifs. D'abord en M20 individuel, faire le maximum, bien tirer, prendre du plaisir. Par équipe, je vise la Nationale 1 et si on sort un gros match en quart de finale, je sais qu'on peut viser la médaille. On en est capable et si tout le monde est là, il n’y aura aucun problème.
En senior, je n'ai aucun objectif précis en individuel. Je suis déjà content d’y aller. Par équipe, on veut réaliser le meilleur : la médaille et pourquoi pas la montée ! Mais j’ai un autre objectif : encourager un maximum l’équipe 1 pour qu’ils restent en Nationale 1 à la fin de la saison car c’est une fierté pour le club d'avoir cette équipe.
 

 

Mirana Liorzou : "J'attends ça avec hâte"

Elle a découvert le niveau international cette année. A 15 ans, Mirana Liorzou manie aussi bien les épées que les fiches de français. Elle fait le point sur sa saison.

Mirana, tu viens de réaliser un bon championnat de France M17 à Toulouse ?
Oui, cela s'est super bien passé, surtout les poules. Je perds en Tableau de 32 ensuite, 15-14. Je suis forcément déçue mais c'est satisfaisant. 

Un résultat qui confirme ta bonne saison ?
Oui, je suis contente de moi. Ce que je retiendrai le plus c’est le Top 16 à Rodez et ma première expérience internationale à Grenoble. C’était l’objectif de prendre part à cette coupe d'Europe. C’est motivant pour la suite de réussir ses objectfis, notamment pour l’année prochaine, pour y retrouver et faire d’autres circuits européens.  

Mais avant cela, il y a le championnat de France Nationale 2 M20 à Décines ?
Je m'y prépare comme d'habitude, sans me mettre de pression particulière car ce n’est pas ma catégorie. Je vais essayer de prendre un maximum de plaisir. En M20, je n’ai fait que deux circuits cette saison, avec des résultats pas exceptionnels. C’est un peu une surprise d'être qualifiée, pas l’objectif de début d’année mais maintenant je suis contente d'y être. Je n’ai pas trop d’idée de résultats que je peux faire, je vais faire au mieux. 

Et il y aura l'épreuve par équipe le lendemain ?
Oui, j’attends ça avec hâte, de voir ce que cela va donner avec Noémie Duval et Olivia Hermay. À Lisieux, lors des qualifications, notre week-end a été compliqué. Là j’ai hâte de voir ce que cela donne. On n’a pas la pression. Les épreuves par équipe ce n’est pas la même chose : on s’entraide, on était soudée avec les filles. On a eu pas mal de défaites mais on a su rester soudées. De bonne augure pour la semaine prochaine. 

Et l'école dans tout cela ?
Je suis en première S et en train de préparer le Bac de Français. C’est la matière que je maîtrise le plus depuis longtemps. Celaa reste l'objectif principal de cette fin d’année même si j'espère réussir le championnat de France M20. 

L’année prochaine le BAC ? 
Il y aura toujours autant d’escrime car c’est ma passion. Après, je vise une mention au BAC mais je vais travailler dur pour cela sans négliger l’escrime. Je compte rester en N1 en M17, pourquoi pas en M20 si je fais tous les circuits. J'aimerai revoir Grenoble et pourquoi pas une autre épreuve internationale... 

 

Benjamin Caffiaux : "Une surprise pour moi"

Programme chargé pour l'épéiste lexovien en cette fin de saison. Entre son Bac S et le championnat de France M20 à Décines, Benjamin Caffiaux ne manque pas d'objectif !
 
Benjamin, comment se passe ta préparation pour Décines ?
Ça va tranquille. J’essaie de faire un peu de préparation physique (vélo, course) et d'enchaîner les entraînements. C’est un peu une surprise pour moi d’être sélectionné, du coup j’ai envie d’être au top du top. 

Comment s'est déroulée ta saison ?
C’est compliqué. Ce n’est pas à la hauteur de mes espérances. La qualification au championnat de France vient alléger la note et j’espère faire un bon résultat pour bien finir l’année. 
J’ai progressé tout de même mais j’ai encore du mal avec le stress et l’environnement de la compétition. J’ai beaucoup de travail à faire. Il faut que je me confronte encore plus à de grosses compétitions. 

Et le Bac dans tout ça ?
Ma préparation est moins avancée que celle des championnats de France mais je suis plus confiant (rires) ! Au début d’année j’ai eu un peu de mal à gérer escrime et cours, j’ai du faire des choix pour m’organiser pour faire les deux. 

Quels sont tes objectifs sur cette fin de saison ? 
Faire une performance au Championnat de France. Sans parler de place, avoir de bonnes sensations, donner le meilleur de moi-même et surtout s’amuser, prendre du plaisir. Et avoir le bac évidemment ! 

Que feras-tu l’année prochaine ? 
J’ai demandé un DUT Mesures Physiques à Caen. Logiquement je serais à l’IUT avec la possibilité de continuer l’escrime en parallèle. J’ai hâte d’arriver en études supérieures. 
 
 

Maxence Lemoisson : "Si ça se termine en beauté..."

Il dispute ce week-end son premier championnat de France, consécration du travail accompli. Rencontre avec le jeune caennais Maxence Lemoisson.
 
Maxence, tu réalises une belle deuxième partie de saison ?
Oui, je suis content. C’est mieux qu’en début d’année et l’année dernière je progressais. J’ai progressé techniquement et cela change beaucoup. Je réfléchis aussi un peu différemment. J’essaie de plus provoquer au lieu de trop partir. Je réfléchis différemment. Je suis content également de ma compétition au championnat de Normandie (où il gagne, NDLR). C’était bien. 
 
Du coup, te voilà qualifié pour deux championnats de France, en M17 et M20 !
Je suis content d’y aller ! Je suis un peu stressé mais surtout content. C’est une bonne surprise car je ne pensais pas être pris pour les M17. Ce sera mon premier championnat de France. C’est un peu le truc qu’il faut gagner. On fait tout les efforts tout au long de l’année pour y aller et c’est là où il faut performer. J’y vais pour découvrir mais j’ai quand même envie de gagner. 

En parallèle, tu viens d'arriver au lycée. C'est difficile d'allier cours et escrime ?
J’ai pris une petite claque au début de l'année mais là ça va mieux. je me suis habitué au rythme. Il faut savoir faire ses priorités, savoir ce qu’on aime. Moi j’aime l’escrime donc ça ne pose pas de problème. L’organisation est différente, je révise plus les mercredi et les week-end principalement. 

Quels sont tes objectifs sur cette fin de saison ? 
Sur la fin de saison : faire le mieux possible ! La Nationale 2 en M20 ce n’est que du bonus. La Nationale 2 en M17 c'est également que du plaisir. J’aimerai faire un bon truc, je vais tout donner. Si je perds un match mais que je donne tout cela ira. Mais si je peux faire un bon truc c’est mieux (sourires) ! Cela va dépendre de la compétition... 
 
Peut-on déjà parler d'une saison réussie pour toi ?
Je sais pas si elle est réussie, mais elle est bien mieux que l’année dernière. Si ça se termine en beauté c’est mieux, sinon ce n’est pas grave on recommencera l’année prochaine. 
 
 

Colin Hartvick : "Tout le monde derrière toi"

Il dispute ce week-end à domicile la demi-finale qualificative pour le Championnat de France M20 par équipe, le 2e #LisieuxM20Eq. Notre lexovien Colin Hartvick se confie sur sa saison.
 
Comment te sens tu pour ce week-end ? 
Je me sens bien, j’ai hâte d’y être. Cela va être sympa devant tout le club. Je suis quand même un peu anxieux, car je ne réalise pas une super saison et j’ai peur de ne pas faire une super compétition, et encore plus devant la famille et le club. 

Justement, qu’est ce que t’inspire cette compétition à la maison ? 
Oulah ! Ce n’est pas une compétition comme les autres. C’est plus prenant car tu as envie de mieux faire. Quand tu as le club derrière toi c’est plus sympa. Ce n'est pas la première fois que je tire à domicile. Je sais ce que ca fait après voilà… Il y a tout le monde derrière toi, les gens voient si tu fais une erreur ou tu plombes l’équipe. Forcément cela met de la pression. 

Proche du Top30 français en M20, comment analyses tu ta saison ?
Ma saison n'est pas super car je n’ai pas fait de super grosses compétitions en junior, juste un Tableau de 32. Cela reste correct mais je préfèrerai faire mieux. Mais il me reste encore les Championnats de France pour performer. 
Je stresse pas mal en compétition. Ça me bloque, je n’arrive pas à tirer comme je devrais. En senior j’y arrive mieux, je n’ai pas ce stress ni de pression. J’ai réussi à passer un dimanche, c’était l’objectif. Revenir un dimanche en senior ce n’est que du bonus. 

Quels sont les objectifs sur cette fin de saison ? 
Déjà se qualifier au championnat de France par équipe M20. Il faut se qualifier et faire le mieux possible ce week-end. Tableau de 16, cela reste correcte mais quart de finale ca serait bien surtout si on veut être en Nationale 1 au Championnat de France. 
En individuel, j'aimerai faire au moins un Tableau de 16 en Nationale 1. À partir de là c'est pas mal...
 

Clément Doguet : "Pour créer l'exploit"

Samedi et dimanche, le championnat de France par équipe reprend ses droits. Membre de l'équipe de Nationale 1, Clément Doguet nous parle de sa saison. 

Clément, comment te sens-tu pour ce week-end ? 
À fond la forme ! (rires) Aux vues des derniers résultats je suis bien, mentalement et physiquement je suis bien. je suis relâché. Pour ce week-end, j'ai un état d’esprit de conquérant, sans aucune limite. On y va pour créer l’exploit, on a rien à perdre et on ne veut pas revenir avec des regrets. Ce serait le pire. Il faut que l’équipe soit forte. 

Tu es qualifié pour le championnat de Fance de Nationale 2 cette saison. C'est un nouveau pallier de franchi ? 
Je ne dirais pas un pallier. J’ai atteint mes objectifs de début de saison. Avec mon podium en Nationale 3 l’an dernier (il avait terminé médaillé de bronze lors du championnat de Fance, ndlr) c’est normal que je sois cette année en Nationale 2. Je suis content car c’est la suite logique. Cela montre que j’ai ma place dans cette division. 
En faite, il y a eu des épisodes au cours de l’année qui m’ont fait prendre conscience de ce que devait m’apporter l’escrime, qu’il fallait que je profite et que je tire relâché.

Entre le championnat de France Universitaire et le Mémorial Foussard de Lisieux, tu restes sur de belles performances.
Oui, je suis content ! Cela me rassure et me remet en confiance par rapport à ce que j’avais fait avant. Cela me donne encore plus envie de travailler et surtout, cela me montre que le travail paie. J'ai envie d’aller plus haut avec l’équipe et individuellement.

Quels sont les objectifs sur cette fin de saison ? 
Il ne reste plus que les championnats de France. L’objectif premier c’est le maintien en N1 pour l'équipe. Après on verra l’individuel, où je voudrais prendre du plaisir et essayer d’aller le plus haut possible. Si je peux aller chercher quelque chose, ça sera un plus, mais ce n’est pas l’objectif premier. C'est l'équipe.
 

Antonin Fretard : "du management participatif"

Pour sa première saison en senior, Antonin Fretard n'a pas eu peur de se frotter aux meilleurs. Alors que les championnats de France se profilent, il fait le point avant la dernière échéance.
 
Antonin, une première saison de senior plutôt réussie ?
Oui parce que je vois que je progresse mais j’aurais pu faire mieux, comme passer tous les dimanches. Je suis ni déçu ni content. Je n‘ai pas fait un truc de fou, mais l’année prochaine je sais que je devrais ferais mieux. Je suis 120e national cette année et qualifié en Nationale 3. L’objectif en 2019 sera de rentrer en N2. 
 
Tu restes sur deux belles performances, 10e au championnat de France Universitaire et au Mémorial Foussard de Lisieux :
J'adore le numéro 10 ! (rires) Je suis content, mais j’aurais pu mieux faire. Je recherche la perfection (rires).
Au Championnat de France U c’était « ric-crac » (défaite 15-14 sur Thomas Roussel, ndlr). Il m’a manqué de la rigueur. Je ne suis pas assez rigoureux dans mon jeu, je change tout le temps. Mais je n’ai pas de regrets car là j’ai appris qu’il ne fallait pas que je change de jeu. L’échec est un apprentissage !
À Lisieux, j’ai donné le meilleur de moi même, mais je suis tombé sur plus fort que moi (Nathan Fougy, ndlr). Il faut encore que je progresse techniquement et tactiquement. 

Quels sont tes objectifs sur cette fin de saison ? 
Les championnats de France. En N3, cela serait bien de gagner, mais d’abord je dois donner le meilleur de moi-même et le résultat en découlera. Dans cet état d’esprit, il y a moyen. Sur le papier je suis dans les 30 meilleurs de la compétition, donc je dois faire dans ces places là. Au-delà c’est une contreperformance. 
Avec Sébastien et Colin, on vise le podium par équipe en National 3. On a envie de faire rêver tout le club de l’ENE et la Normandie ! Dans l'équipe, on a tous une part égale de responsabilité. On est sur du management partitif ! (rires). On est une équipe soudée. On va donner le meilleur de nous même.  
 

nathan Fougy : "Un rêve d'enfant"

Chez lui, à l'occasion du Mémorial Foussard, Nathan fait parti des favoris. Un statut qu'il semble prêt à endosser.

Nathan, tu réalises déjà une sacrée saison !
Je fais déjà une belle saison. C’est la première année où je passe les trois fois sur la deuxième journée des circuits élites. Cela montre une constance. Puis faire un T32 et deux T16, le travail finit par payer. Sortir Blaszyck ou Stolz montre que je suis capable de titiller les 10-15 meilleurs français. Stolz reste plus fort car il m’a battu 2 fois après, mais voilà il y a du progrès.

Quelle est la différence avec l’année dernière ?
Je suis plus relâché avec moins d’objectifs difficiles à atteindre. À Livry en 2016, quand je fais 23e, j'ai calculé trop après sur le reste de la saison. Là, j’ai pris du recul, à relativiser en me rappelant que il y a des choses plus importantes comme les études !

19e nationale, tu penses à une sélection à la coupe du Monde de Paris ? 
Oui, forcément c’est dans un coin de la tête même si on sait que c’est pas les 20 premiers français exactement qui partent. Certains ont leur place quoi qu’il arrive. Si ce n’est pas cette saison, ça sera l’année prochaine ou celle d’après. Mais tant que la sélection n’est pas tombée, ca ne reste que du conditionnel. Si je ne pars pas, cela veut dire qu’il faut encore faire mieux. Je sais ce que je devrais faire.

Quels sont tes objectifs sur cette fin de saison ? 
Par équipe, il y a le circuit de Laon. On va essayer de faire mieux qu’à Fontaine pour essayer d’avoir le meilleur classement possible pour se maintenir en N1. En individuel, j’espère passer un tour au championnat de France N1. Et peut être le Monal… mais on verra en temps et en heure. 

Comment te sens-tu pour le Mémorial Foussard de ce week-end ?
Physiquement Ça va, je suis prêt. J’aimerai briller à la maison mais voilà, c’est pas un circuit comme un autre. La pression n’est pas la même, comme sur une circuit élite.
 
Que représente pour toi cette compétition ? 
C’est un rêve d’enfant de la tirer. Cela reste "Le circuit" à Lisieux. Depuis tout petit, je viens le voir, j'ai des autographes. Même s’il n’est plus ce qu’il était, cela reste le circuit qu’on organise, il y a eu des grands champions. Et le plateau cette année est toujours bon : Paul Allègre veut sa place dans le groupe équipe de France, Tristan Tulen veut défendre son titre… Cela m’aurait embêté qu’on arrête cette compétition. Petit j’avais hâte d'y être. Tu voyais les champions à la télévision après et tu te disais «Ah oui ! Lui, il est venu à Lisieux !» je pense que nos jeunes sont encore dans cette esprit. Cela reste une belle compétition pour nous. 
 

Vallier Rousseau : "Un résultat pour Me Desprès"

Alors qu'il se déplace ce week-end (31/03-1/04) à Colmar, Vallier Rousseau nourrit de grosses ambitions pour cette fin de saison, histoire de marquer en beauté la fin de carrière de son maître d'armes, Jacques Desprès. Interview.
 
Vallier, comment te sens-tu pour ce dernier circuit national M20 de l'année ?
J’appréhende bien le moment. J’ai les crocs, c’est une compétition importante. Ca serait dommage de la louper. Il faut que je me maintienne en N1 (parmi les 48er français, NDLR). J’aimerai bien faire un résultat pour maître Desprès comme un Top16, car je n’ai pas l’impression d’avoir pu donner tout ce que j’avais sur les deux premières compétitions.

Parles-nous de ta saison ?
À Hénin-Beaumont, je tombe très tôt sur un mec fort et à Toulouse je perds d’une touche. Je n'ai pas confiance en moi. J’ai beaucoup de boulot à faire là-dessus. Depuis minime, je me suis enfermé dans un jeu d’attaquant. Je n’ai pas confiance dans un jeu d’attente, à faire jouer mon adversaire pour le faire craquer. Du coup, je courais beaucoup après le score à cause de touches facilement données alors que je dois plus attendre et travailler mes actions. J’ai pris conscience de cela à Dax.

Dax, l'an dernier, quand tu fais 2e au circuit national M17 ?
C’était mon premier vrai résultat. Durant toute la compétition, j’ai eu un jeu plus "contreur", en faisant craquer l’adversaire. J’ai compris que je n’étais pas un pur attaquant. Désormais je m’appuie dessus, mais je ne peux pas encore m’empêcher de faire l’attaquant. Je ne suis pas assez patient, je craque trop souvent. L’attente, la préparation en match cela me fait stresser. Lors du dernier championnat de France cadet, je perds car je veux absolument gagner trop vite. 

Quels sont tes objectifs sur cette fin de saison ?
Déjà faire une médaille au "France" par équipe M20. Cela fait 3 ou 4 championnats de France où l’on fait quart-de-finale et j’ai envie d'une médaille. En individuel, le top16 en N1 serait top. Après toutes les années où l’on a travaillé ensemble, Maître Desprès n’arrête pas de me dire que je suis capable d'un bon résultat. C’est important pour moi de lui prouver que tous les entrainements n’ont pas été inutiles en faisant ce résultat. J’aimerai le faire pleurer de joie comme l’année où l’on est champion de France N2 cadet par équipe. Il était tellement content. J’aimerais que cette image revienne.

Un mot sur la saison du #TeamENE ?
C’est un super projet. On peut faire des équipes déjà et ça c’est super. Les résultats que produit l’ENE c’est super : Nathan Fougy dans le Top20 français, Corentin Lemarié aux portes de la N1… L’ENE a encore de beaux jours devant lui ! On pourra encore produire de bons résultats si l’on reste ensemble. C’est un vrai club. Lisieux et Caen se connaissent depuis longtemps. On se connait tous, on rigole tous ensemble, c’est une famille plus qu’un club. 
 

Carl Venendy : "J'aime l'état d'esprit"

Il est notre arbitre chez les seniors depuis trois ans. Prenant de son temps chaque week-end pour accompagner nos tireurs, Carl Venendy explique son choix de poursuivre l'aventure avec l'ENE.
 
Carl, quel est ton regard sur le projet de l’ENE ? 
Si je viens, c’est que je suis d’accord avec. C’est bien d’essayer que les tireurs puissent rester dans leur club d'origine tout en faisant des équipes beaucoup plus fortes pour représenter la région. Cela limite les coûts aussi pour les tireurs, les clubs. Cela peut enrichir les petits clubs, mais il faut encore plus communiquer dessus. Pour l’instant, cela peut faire peur à certains clubs. De toute façon, beaucoup de tireurs changent de club au moment des études... Il faut donc permettre aux clubs formateurs d'être mis en valeur.
 
Pourquoi être arbitre au sein de l’ENE ? 
La première fois, c’est Maître Jacques Despres qui m’avait demandé d’arbitrer pour l'EC Caen, et par la suite, Franck Lemarié m'a sollicité pour l’ENE. Quand j’ai vu qui était dans l’équipe, j’ai tout de suite accepté. C’est par rapport aux dirigeants et aux tireurs : j'aime l’état d’esprit de tous. 
Pour moi, arbitrer c’est un loisir me permettant de rester au contact de la compétition de haut-niveau car je ne peux plus le pratiquer pour moi même. C’est être aussi toujours avec un copain et des camarades. J’ai la chance de bien m’entendre avec Benoit Fretard (le président et maître d'armes de l'ENE, NDLR). C’est plaisant de partir avec le groupe. 

Peux-tu nous parler du rôle d'arbitre ?
Ils sont plus qu’important ! Sans arbitre, pas de match. J’encourage les jeunes à devenir arbitre : cela permet de voir les deux facettes de l'escrime. Ce n’est jamais évident d’arbitrer. Cela permet d’avoir un peu de retenue face aux arbitres, notamment lors des contestations. C’est déjà le cas chez pas mal de jeunes de l'ENE, qui arbitrent. Les contestations sont peu nombreuses et peu virulentes. On me fait souvent la remarque au sein du corps arbitral.

Un petit mot sur la saison de l’ENE ?
Les résultats ne sont pas si mauvais que ça pour nos seniors ! Même s’ils sont pour la première fois en Nationale 1, et que ce sera dur d’y rester, ils se donnent les moyens d’y arriver. Il faut maintenir grossir pour l'ENE, notamment avec d'autres tireurs. Apparemment, les jeunes arrivent et c'est bien !
 
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Une boisson : un mojito
Un film : Les visiteurs
Un autre sport : le squash
Un objet : une clé à molette
Une compétition : La fête des jeunes 1982 et ma 4e place. Ma première performance au niveau national. À l'époque, il y avait un match pour la troisième place malheureusement...
 

Noémie Duval : "Cela me manquait"

Blessée depuis deux mois, Noémie Duval a repris l'entrainement ce mercredi (14/03). À seulement quelques jours du circuit national M17 d'Aix-en-Provence, la jeune lexovienne fait le point sur sa saison.
 
Noémie, comment vas-tu ?
"Ça va mieux, j'ai repris l’entrainement mercredi. J’avais une tendinite au genou. C’était bizarre, cela a duré longtemps, depuis le Challenge Mondial de Grenoble (9 & 10-dec.) où j’ai eu une douleur. J’ai toujours eu mal depuis. Pour l'instant, je n’ai plus mal. Je ne pouvais plus plier mon genou, être accroupie, me relever. Désormais je peux le refaire. Le kiné m’a dit de reprendre pour voir comment cela allait."
 
Tu n'as pas pu faire de compétition depuis la fin de l’année 2017, et Rennes ?
"Cela me manque "de ouf" ! J’étais dégoutée de ne pas faire les championnats régionaux au Havre (10 & 11-fev.). J’ai été voir les autres tireur de l'ENE. Cela me manquait. De les voir tirer, cela m’a donné envie de remettre la tenue."
 
Actuellement 65e nationale, quel sont tes objectifs sur cette fin de saison ?
"Cela va dépendre de ma blessure. Je vais essayer de faire un bon truc à Aix-en-Provence (17 é 18-mars). Mais je n'ai pas vraiment d'entrainement avant cette compétition. Je vais juste donner le meilleur de moi-même car cela fait longtemps que je n’ai pas fait de sport. Après j’espère être qualifée au championnat de France. Je ne suis pas sûr de faire un bon truc à Aix, donc si je suis prise en N2, je serais un peu déçu mais pas trop."
  
Un petit mot sur la dynamique de l’ENE ?
"Ce qu’à fait Nathan le week-end dernier (à Strasbourg) c’est super ! Ce qu’on fait les gars aux championnats de Normandie, c’était vraiment super aussi. De manière générale, je trouve que l’on a de bons résultats. Chez les filles, il n’y a pas eu trop de nouveauté dans les circuits."
 
Justement les filles à l’ENE ?
"On n’est pas beaucoup, du coup on a l’impression que cela a moins d’importance. On n’a pas de grosse équipe comme les garçons. Ce serait bien qu’il y ait plus de fille. Si on était sûr de pouvoir avoir une bonne équipe, on arriverait à se motiver plus. Dès l’année prochaine, si je peux faire une équipe senior avec Camille Doyhamboure et Amandine Marques, je sauterais sur l’occasion. J’ai dû faire deux compétitions par équipe dans ma vie. J’ai envie d’en faire de nouveau..."