Epée Normandie Excellence "Ensemble allons plus loin"
 
 
 
 
 
 

Clément Doguet : "Pour créer l'exploit"

Samedi et dimanche, le championnat de France par équipe reprend ses droits. Membre de l'équipe de Nationale 1, Clément Doguet nous parle de sa saison. 

Clément, comment te sens-tu pour ce week-end ? 
À fond la forme ! (rires) Aux vues des derniers résultats je suis bien, mentalement et physiquement je suis bien. je suis relâché. Pour ce week-end, j'ai un état d’esprit de conquérant, sans aucune limite. On y va pour créer l’exploit, on a rien à perdre et on ne veut pas revenir avec des regrets. Ce serait le pire. Il faut que l’équipe soit forte. 

Tu es qualifié pour le championnat de Fance de Nationale 2 cette saison. C'est un nouveau pallier de franchi ? 
Je ne dirais pas un pallier. J’ai atteint mes objectifs de début de saison. Avec mon podium en Nationale 3 l’an dernier (il avait terminé médaillé de bronze lors du championnat de Fance, ndlr) c’est normal que je sois cette année en Nationale 2. Je suis content car c’est la suite logique. Cela montre que j’ai ma place dans cette division. 
En faite, il y a eu des épisodes au cours de l’année qui m’ont fait prendre conscience de ce que devait m’apporter l’escrime, qu’il fallait que je profite et que je tire relâché.

Entre le championnat de France Universitaire et le Mémorial Foussard de Lisieux, tu restes sur de belles performances.
Oui, je suis content ! Cela me rassure et me remet en confiance par rapport à ce que j’avais fait avant. Cela me donne encore plus envie de travailler et surtout, cela me montre que le travail paie. J'ai envie d’aller plus haut avec l’équipe et individuellement.

Quels sont les objectifs sur cette fin de saison ? 
Il ne reste plus que les championnats de France. L’objectif premier c’est le maintien en N1 pour l'équipe. Après on verra l’individuel, où je voudrais prendre du plaisir et essayer d’aller le plus haut possible. Si je peux aller chercher quelque chose, ça sera un plus, mais ce n’est pas l’objectif premier. C'est l'équipe.

Antonin Fretard : "du management participatif"

Pour sa première saison en senior, Antonin Fretard n'a pas eu peur de se frotter aux meilleurs. Alors que les championnats de France se profilent, il fait le point avant la dernière échéance.
 
Antonin, une première saison de senior plutôt réussie ?
Oui parce que je vois que je progresse mais j’aurais pu faire mieux, comme passer tous les dimanches. Je suis ni déçu ni content. Je n‘ai pas fait un truc de fou, mais l’année prochaine je sais que je devrais ferais mieux. Je suis 120e national cette année et qualifié en Nationale 3. L’objectif en 2019 sera de rentrer de N2. 
 
Tu restes sur deux belles performances, 10e au championnat de France Universitaire et au Mémorial Foussard de Lisieux :
J'adore le numéro 10 ! (rires) Je suis content, mais j’aurais pu mieux faire. Je recherche le perfection (rires).
Au Championnat de France U c’était « ric-crac » (défaite 15-14 sur Thomas Roussel, ndlr). Il m’a manqué de la rigueur. Je ne suis pas assez rigoureux dans mon jeu, je change tout le temps. Mais je n’ai pas de regrets car là j’ai appris qu’il ne fallait pas que je change de jeu. L’échec est un apprentissage !
À Lisieux, j’ai donné le meilleur de moi même, mais je suis tombé sur plus fort que moi (Nathan Fougy, ndlr). Il faut encore que je progresse techniquement et tactiquement. 

Quels sont tes objectifs sur cette fin de saison ? 
Les championnats de France. En N3, cela serait bien de gagner, mais d’abord je dois donner le meilleur de moi-même et le résultat en découlera. Dans cet état d’esprit, il y a moyen. Sur le papier je suis dans les 30 meilleurs de la compétition, donc je dois faire dans ces places là. Au-delà c’est une contreperformance. 
Avec Sébastien et Colin, on vise le podium par équipe en National 3. On a envie de faire rêver tout le club de l’ENE et la Normandie ! Dans l'équipe, on a tous une part égale de responsabilité. On est sur du management partitif ! (rires). On est une équipe soudée. On va donner le meilleur de nous même.  
 

nathan Fougy : "Un rêve d'enfant"

Chez lui, à l'occasion du Mémorial Foussard, Nathan fait parti des favoris. Un statut qu'il semble prêt à endosser.

Nathan, tu réalises déjà une sacrée saison !
Je fais déjà une belle saison. C’est la première année où je passe les trois fois sur la deuxième journée des circuits élites. Cela montre une constance. Puis faire un T32 et deux T16, le travail finit par payer. Sortir Blaszyck ou Stolz montre que je suis capable de titiller les 10-15 meilleurs français. Stolz reste plus fort car il m’a battu 2 fois après, mais voilà il y a du progrès.

Quelle est la différence avec l’année dernière ?
Je suis plus relâché avec moins d’objectifs difficiles à atteindre. À Livry en 2016, quand je fais 23e, j'ai calculé trop après sur le reste de la saison. Là, j’ai pris du recul, à relativiser en me rappelant que il y a des choses plus importantes comme les études !

19e nationale, tu penses à une sélection à la coupe du Monde de Paris ? 
Oui, forcément c’est dans un coin de la tête même si on sait que c’est pas les 20 premiers français exactement qui partent. Certains ont leur place quoi qu’il arrive. Si ce n’est pas cette saison, ça sera l’année prochaine ou celle d’après. Mais tant que la sélection n’est pas tombée, ca ne reste que du conditionnel. Si je ne pars pas, cela veut dire qu’il faut encore faire mieux. Je sais ce que je devrais faire.

Quels sont tes objectifs sur cette fin de saison ? 
Par équipe, il y a le circuit de Laon. On va essayer de faire mieux qu’à Fontaine pour essayer d’avoir le meilleur classement possible pour se maintenir en N1. En individuel, j’espère passer un tour au championnat de France N1. Et peut être le Monal… mais on verra en temps et en heure. 

Comment te sens-tu pour le Mémorial Foussard de ce week-end ?
Physiquement Ça va, je suis prêt. J’aimerai briller à la maison mais voilà, c’est pas un circuit comme un autre. La pression n’est pas la même, comme sur une circuit élite.
 
Que représente pour toi cette compétition ? 
C’est un rêve d’enfant de la tirer. Cela reste "Le circuit" à Lisieux. Depuis tout petit, je viens le voir, j'ai des autographes. Même s’il n’est plus ce qu’il était, cela reste le circuit qu’on organise, il y a eu des grands champions. Et le plateau cette année est toujours bon : Paul Allègre veut sa place dans le groupe équipe de France, Tristan Tulen veut défendre son titre… Cela m’aurait embêté qu’on arrête cette compétition. Petit j’avais hâte d'y être. Tu voyais les champions à la télévision après et tu te disais «Ah oui ! Lui, il est venu à Lisieux !» je pense que nos jeunes sont encore dans cette esprit. Cela reste une belle compétition pour nous. 
 

Vallier Rousseau : "Un résultat pour Me Desprès"

Alors qu'il se déplace ce week-end (31/03-1/04) à Colmar, Vallier Rousseau nourrit de grosses ambitions pour cette fin de saison, histoire de marquer en beauté la fin de carrière de son maître d'armes, Jacques Desprès. Interview.
 
Vallier, comment te sens-tu pour ce dernier circuit national M20 de l'année ?
J’appréhende bien le moment. J’ai les crocs, c’est une compétition importante. Ca serait dommage de la louper. Il faut que je me maintienne en N1 (parmi les 48er français, NDLR). J’aimerai bien faire un résultat pour maître Desprès comme un Top16, car je n’ai pas l’impression d’avoir pu donner tout ce que j’avais sur les deux premières compétitions.

Parles-nous de ta saison ?
À Hénin-Beaumont, je tombe très tôt sur un mec fort et à Toulouse je perds d’une touche. Je n'ai pas confiance en moi. J’ai beaucoup de boulot à faire là-dessus. Depuis minime, je me suis enfermé dans un jeu d’attaquant. Je n’ai pas confiance dans un jeu d’attente, à faire jouer mon adversaire pour le faire craquer. Du coup, je courais beaucoup après le score à cause de touches facilement données alors que je dois plus attendre et travailler mes actions. J’ai pris conscience de cela à Dax.

Dax, l'an dernier, quand tu fais 2e au circuit national M17 ?
C’était mon premier vrai résultat. Durant toute la compétition, j’ai eu un jeu plus "contreur", en faisant craquer l’adversaire. J’ai compris que je n’étais pas un pur attaquant. Désormais je m’appuie dessus, mais je ne peux pas encore m’empêcher de faire l’attaquant. Je ne suis pas assez patient, je craque trop souvent. L’attente, la préparation en match cela me fait stresser. Lors du dernier championnat de France cadet, je perds car je veux absolument gagner trop vite. 

Quels sont tes objectifs sur cette fin de saison ?
Déjà faire une médaille au "France" par équipe M20. Cela fait 3 ou 4 championnats de France où l’on fait quart-de-finale et j’ai envie d'une médaille. En individuel, le top16 en N1 serait top. Après toutes les années où l’on a travaillé ensemble, Maître Desprès n’arrête pas de me dire que je suis capable d'un bon résultat. C’est important pour moi de lui prouver que tous les entrainements n’ont pas été inutiles en faisant ce résultat. J’aimerai le faire pleurer de joie comme l’année où l’on est champion de France N2 cadet par équipe. Il était tellement content. J’aimerais que cette image revienne.

Un mot sur la saison du #TeamENE ?
C’est un super projet. On peut faire des équipes déjà et ça c’est super. Les résultats que produit l’ENE c’est super : Nathan Fougy dans le Top20 français, Corentin Lemarié aux portes de la N1… L’ENE a encore de beaux jours devant lui ! On pourra encore produire de bons résultats si l’on reste ensemble. C’est un vrai club. Lisieux et Caen se connaissent depuis longtemps. On se connait tous, on rigole tous ensemble, c’est une famille plus qu’un club. 
 

Carl Venendy : "J'aime l'état d'esprit"

Il est notre arbitre chez les seniors depuis trois ans. Prenant de son temps chaque week-end pour accompagner nos tireurs, Carl Venendy explique son choix de poursuivre l'aventure avec l'ENE.
 
Carl, quel est ton regard sur le projet de l’ENE ? 
Si je viens, c’est que je suis d’accord avec. C’est bien d’essayer que les tireurs puissent rester dans leur club d'origine tout en faisant des équipes beaucoup plus fortes pour représenter la région. Cela limite les coûts aussi pour les tireurs, les clubs. Cela peut enrichir les petits clubs, mais il faut encore plus communiquer dessus. Pour l’instant, cela peut faire peur à certains clubs. De toute façon, beaucoup de tireurs changent de club au moment des études... Il faut donc permettre aux clubs formateurs d'être mis en valeur.
 
Pourquoi être arbitre au sein de l’ENE ? 
La première fois, c’est Maître Jacques Despres qui m’avait demandé d’arbitrer pour l'EC Caen, et par la suite, Franck Lemarié m'a sollicité pour l’ENE. Quand j’ai vu qui était dans l’équipe, j’ai tout de suite accepté. C’est par rapport aux dirigeants et aux tireurs : j'aime l’état d’esprit de tous. 
Pour moi, arbitrer c’est un loisir me permettant de rester au contact de la compétition de haut-niveau car je ne peux plus le pratiquer pour moi même. C’est être aussi toujours avec un copain et des camarades. J’ai la chance de bien m’entendre avec Benoit Fretard (le président et maître d'armes de l'ENE, NDLR). C’est plaisant de partir avec le groupe. 

Peux-tu nous parler du rôle d'arbitre ?
Ils sont plus qu’important ! Sans arbitre, pas de match. J’encourage les jeunes à devenir arbitre : cela permet de voir les deux facettes de l'escrime. Ce n’est jamais évident d’arbitrer. Cela permet d’avoir un peu de retenue face aux arbitres, notamment lors des contestations. C’est déjà le cas chez pas mal de jeunes de l'ENE, qui arbitrent. Les contestations sont peu nombreuses et peu virulentes. On me fait souvent la remarque au sein du corps arbitral.

Un petit mot sur la saison de l’ENE ?
Les résultats ne sont pas si mauvais que ça pour nos seniors ! Même s’ils sont pour la première fois en Nationale 1, et que ce sera dur d’y rester, ils se donnent les moyens d’y arriver. Il faut maintenir grossir pour l'ENE, notamment avec d'autres tireurs. Apparemment, les jeunes arrivent et c'est bien !
 
Pour aller plus loin : le portrait chinois de Carl
Quel est ton escrimeur préféré : Philippe Riboud
Ta plus grande qualité : teigneux
Ton plus grand défaut : anxieux
Si tu étais un animal : un chien
Un plat cuisiné : une côte de boeuf 
Un fruit : une banane
Une boisson : un mojito
Un film : Les visiteurs
Un autre sport : le squash
Un objet : une clé à molette
Une compétition : La fête des jeunes 1982 et ma 4e place. Ma première performance au niveau national. À l'époque, il y avait un match pour la troisième place malheureusement...
 

Noémie Duval : "Cela me manquait"

Blessée depuis deux mois, Noémie Duval a repris l'entrainement ce mercredi (14/03). À seulement quelques jours du circuit national M17 d'Aix-en-Provence, la jeune lexovienne fait le point sur sa saison.
 
Noémie, comment vas-tu ?
"Ça va mieux, j'ai repris l’entrainement mercredi. J’avais une tendinite au genou. C’était bizarre, cela a duré longtemps, depuis le Challenge Mondial de Grenoble (9 & 10-dec.) où j’ai eu une douleur. J’ai toujours eu mal depuis. Pour l'instant, je n’ai plus mal. Je ne pouvais plus plier mon genou, être accroupie, me relever. Désormais je peux le refaire. Le kiné m’a dit de reprendre pour voir comment cela allait."
 
Tu n'as pas pu faire de compétition depuis la fin de l’année 2017, et Rennes ?
"Cela me manque "de ouf" ! J’étais dégoutée de ne pas faire les championnats régionaux au Havre (10 & 11-fev.). J’ai été voir les autres tireur de l'ENE. Cela me manquait. De les voir tirer, cela m’a donné envie de remettre la tenue."
 
Actuellement 65e nationale, quel sont tes objectifs sur cette fin de saison ?
"Cela va dépendre de ma blessure. Je vais essayer de faire un bon truc à Aix-en-Provence (17 é 18-mars). Mais je n'ai pas vraiment d'entrainement avant cette compétition. Je vais juste donner le meilleur de moi-même car cela fait longtemps que je n’ai pas fait de sport. Après j’espère être qualifée au championnat de France. Je ne suis pas sûr de faire un bon truc à Aix, donc si je suis prise en N2, je serais un peu déçu mais pas trop."
  
Un petit mot sur la dynamique de l’ENE ?
"Ce qu’à fait Nathan le week-end dernier (à Strasbourg) c’est super ! Ce qu’on fait les gars aux championnats de Normandie, c’était vraiment super aussi. De manière générale, je trouve que l’on a de bons résultats. Chez les filles, il n’y a pas eu trop de nouveauté dans les circuits."
 
Justement les filles à l’ENE ?
"On n’est pas beaucoup, du coup on a l’impression que cela a moins d’importance. On n’a pas de grosse équipe comme les garçons. Ce serait bien qu’il y ait plus de fille. Si on était sûr de pouvoir avoir une bonne équipe, on arriverait à se motiver plus. Dès l’année prochaine, si je peux faire une équipe senior avec Camille Doyhamboure et Amandine Marques, je sauterais sur l’occasion. J’ai dû faire deux compétitions par équipe dans ma vie. J’ai envie d’en faire de nouveau..."